Mme Sourdin, L’art en France de la Révolution au xxe siècle
Ce cours retrace l’art en France de la Révolution au début du xxᵉ siècle autour d’un fil conducteur, celui de l’émancipation progressive des artistes, d’abord vis-à-vis du système académique, puis vis-à-vis de la représentation elle-même. L’Académie et l’École des beaux-arts, qui constituent un socle institutionnel au xixᵉ siècle, imposent des cadres théoriques à la production artistique. Le Salon se trouve également être un espace important de la vie artistique éminemment centralisée, il fait et défait les carrières des artistes, jusqu’à ce que ses refus répétés (Salon des Refusés de 1863) et l’émergence d’un marché de l’art et de la critique fissurent ce monopole. Le réalisme, le moment des avant-gardes, comme l’impressionnisme, le fauvisme ou encore le cubisme, sont autant de ruptures qui jalonnent et façonnent une histoire de l’art dans des mouvements successifs gagnant chacun un degré d’émancipation supplémentaire sur les codes hérités.
Bibliographie indicative :
- Philippe Dagen, Françoise Hamon, Histoire de l’art, époque contemporaine xixe-xxie siècles, Paris, Flammarion, 2011
- Béatrice Joyeux-Prunel, Les avant-gardes artistiques : 1918-1945 : une histoire transnationale, Paris, Gallimard, 2017
- Béatrice Joyeux-Prunel, Naissance de l’art contemporain 1945-1970, Paris, Gallimard, 2021
- Bertrand Tillier (dir.), L’Art du XIXe siècle. L’heure de la modernité, 1789-1914, Paris, Citadelles & Mazenod, 2016